Entre fascination et obsession....

Quelques secondes

le 01/04/2008 à 23h28
 

 


Une excuse, une absence,


Que serait ma vie sans ta présence ?


 


Un désir, une incertitude,


Sans toi ici bas, une simple envie de solitude


 


Un désert lointain


Sans début ni fin


Une route vaine


Jalonnée de sombres peines


 


Un rêve d’abandonner le monde


Ne serait ce qu’une seconde


Retrouver le souvenir perdu de tes bras


Et ne plus appartenir à personne d’autre qu’à toi


 


Oublier ce monde


Ne serait ce que quelques secondes


 


Une seconde pour une vie entière


Et l’éternité touchée du bout des doigts


 


Une seconde, juste pour tout refaire


Et à la clé l’éternité pour toi et moi


 


Rien qu’une seconde, pour que je sème


Sur ton cœur, sur ton âme,


L’amour contenu dans tous mes je t’aime.


remise à flots

le 30/03/2008 à 18h03

7 mois et 10 jours d’absence, 7 mois et 10 jours de silence, 7 mois et 10 jours que plus rien n’apparaît ce petit blog que j’avais abandonné faute de temps, faute d’inspirations, faute, peut être, d’une réelle envie d’écrire. Mais j’ai eu envie aujourd’hui de relire, de voir ou je m’étais arrêté d’écrire, et lire les derniers articles m’a redonné le désir de reprendre la main, même si les mots ne me viendront peut être plus aussi facilement, et que les articles seront certainement moins longs et moins nombreux qu’avant.


La dernière fois qu’on ma demandé pourquoi je n’écrivais plus rien, j’ai ré&pondu que c’était parce que je l’avais démarré avec une histoire d’amour, et que, l’histoire d’amour s’étant achevé, et qu’un nouveau bonheur avait commencé, ça n’en valait plus vraiment la peine, et comme je pensais avoir définitivement tourné une page… mais quelques expériences m’ont malheureusement, prouvé le contraire…


Bref, j’ai, je crois, retrouvé le gout d’écrire et d’entretenir ce blog à nouveau.


 


La petite réflexion du jour est : une amitié en vaut-elle une autre ?


 


Enfin, pour clore cet article de « renaissance »(^^) je vous met en ligne ma dernière nouvelle, qui a signé leur d’une (grosse) délivrance…


Bonne lecture



 


 


Tourner une page…


 


La vie était belle, du moins est-ce ainsi que je la voyais désormais et que je voulais qu’elle soit. J’étais heureuse, et pensais qu’aucun obstacle ne pourrait plus faire barrage à ce nouveau bonheur que je venais de rencontrer : oui, moi, Anna C, j’allais enfin vivre ma vie avec un homme qui chaque jour remplissait mon cœur d’étoiles et de soleil.


Pourquoi la vie est-elle si compliquée ? Pourquoi, alors que l’on décide de complètement s’abandonner à ce que la vie nous tend de beau et de nouveau, l’ancienne œuvre inachevée qu’on croyait terminée revient nous hanter et nous tourmenter ?


 


« Regarde, je suis là, je suis en toi, moi je n’ai rien oublié, rien effacé : tu me laisses inachevée, mais de quel droit ? Moi aussi j’ai droit à une fin digne de ce nom, au point final à l’histoire que je suis, même si toi tu ne m’aimes plus. Tu n’y pourras rien, et moi non plus d’ailleurs. Je resterais là, enfoui dans une faille au fond de ton cœur, prête à ressortir à la moindre occasion. Je ne pourrais jamais partir, je ne pourrais jamais mourir. Sans ton aide pour marquer ma fin, je suis condamnée à errer en toi, et à te hanter jusqu’à la fin de tes nuits ».


 


Une peine à laquelle mon cœur se raccroche, des regrets au creux de l’âme, des remords inavoués qui restent et vous poursuivent, vous enivrent de rage, vous transportent par delà la raison sur ce chemin glissant tissé par vos larmes de désespoir.


Mais que pouvais-je y faire ? Comment t’éteindre, toi, braise isolée enflammant mon cœur à ces heures noires et sordides où le mal et la tristesse viennent roder et vous enfermer entre leurs doigts de pierre ?


 


Mon esprit errait encore dans les méandres entremêlées de ses souvenirs teintés de regrets, sujet auquel je n’arrêtais pas de me sermonner : je devais cesser d’y penser, je ne pourrais construire mon histoire qu’en balayant les ruines maudites de mon passé tortueux.


 


Il faisait froid ce jour là, mais l’heure n’était pas encore au travail : il me restait plus d’une heure à tuer avant la reprise. Je décidais de rentrer me mettre au chaud dans ma librairie favorite. Je me baladais entre les différents étages, puis me résignais finalement à redescendre vers la sortie, n’ayant trouvé mon bonheur.


C’est alors que je l’aperçus. Il était de dos, mais je l’aurais reconnu entre milles autres hommes. Aymeric. Il se retourna alors et nos regards se croisèrent. S’il me vit, il ne me reconnut pas. S’il me reconnut, il ne le montra pas. Ma descente de l’étage touchait à sa fin ; ma descente aux enfers reprenait vie devant mes yeux.


 


Tout revient clairement défilé devant moi.


La rencontre fortuite, nos premiers mots d’amour.


Nos un an, et nos an et demi.


Et puis la chute, la rupture quelques jours avant mes examens.


L’incompréhension et son lot de monstruosité.


Les vacances paradisiaques promises.


Les vacances infernales reçues.


Le désespoir, la douleur.


La dispute, la violence, les insultes, et peut être même les coups…


 


Les pleurs.


La solitude face à l’impossibilité de s’exprimer autrement qu’à travers des larmes.


Son air compatissant cachant mal le triomphe de sa grandeur et de sa suprématie sur moi lisibles dans ses yeux, moi réduite à n’être plus qu’une « simple » fille, lui élevé au rang d’homme.


 


Guerre des sexes.


Guerre du sexe.


 


Rions. Au fond, peut être que les hommes ne sont-ils pas tous des obsédés qui vous quittent parce que vous vous refusez à eux ?


 


Me revient également en mémoire la tension palpable, l’électricité saturant l’air avant que n’éclate la tempête. Et le soulagement avant les regrets lorsqu’éclate la guerre.


Et toujours les mêmes interrogations qui vous envahissent et vous angoissent.


Lutter désespérément contre l’envahisseur Larmes et ses lieutenants Nœuds à l’estomac et Nausées.


 


Mais j’ai tant supporté en silence, tant de fois dit oui quand à l’unisson mon cœur et mon corps criaient non ! Je ne peux plus rien faire, à part déposer les armes devant lui à cet instant où je suis complètement seule.


Tout ceci se fait totalement contre mon gré. Et je pleure. L’instant d’après ce combat cinglant, alors qu’il se tait et s’en va, je comprends que tout est définitivement fini. Je ne le verrais plus jamais, et l’on se quittera sur mes nombreux regrets teintés d’amertume, sans que tous ces mots, que je n’ai pas su lui dire, n’aient pu franchir le seuil de ma bouche.


 


Fin du désastre.


Début d’une autre histoire, mais entachée par quelque chose, une force, une poussée qui la dépasse. L’histoire nouvelle veut aller en ligne droite, tenir la route, filer comme le vent.


Mais la fin du désastre en a décidé autrement.


 


Et à cet instant, peut être va-t-il à nouveau reprendre forme humaine sous les traits de mon bourreau d’antan. Mais qui me disait qu’une autre confrontation porterait ses fruits ? Quelles garanties avais-je que, cette fois-ci, la situation tournerait à mon avantage ?


Ce rendez vous inespéré allait-il enfin m’accordait le soulagement et la sérénité après tant de mois d’angoisses et de regrets ?


Après tout, cela faisait plus d’un an déjà que l’histoire s’était achevée, du moins pour lui. Qu’allais-je donc bien pouvoir lui dire ? C’est vrai, j’avais peur de paraître bête, et qu’il se dise encore une fois que décidément oui, il était bien plus supérieur à moi. Je l’entendais déjà ricaner intérieurement :


« Quelle sotte ! Il lui a fallu un an et demi pour arriver à me dire combien elle me détestait, et combien ses larmes versées étaient empli de haine à mon égard et non de la pitié  qu’elle voulait m’implorer comme j’ai pu selon elle le penser ? »


 


Peur de l’échec, encore et toujours, peur qu’il ne voit en moi que ce qu’il voulait bien comprendre, et de faire encore éclater sur moi son évidente « supériorité masculine ».


 


Je continuais mon chemin, m’arrêtais. Hésitais. Revenais sur mes pas. Non. J’étais une femme forte, de caractère. C’est ainsi que je m’étais toujours vu et voulu. Et je devais saisir ce coup de pouce du destin pour remettre les pendules à l’heure et chaque égo blessé ou surdimensionné à sa place.


 


Je continuais donc mon chemin dans sa direction, voyant qu’il n’avait d’ailleurs pas bougé d’un pouce, et qu’il semblait quelque peu trop intéressé par les ouvrages de littérature française qui se trouvaient devant lui, pour quelqu’un qui n’avait jamais réussi à lire autre chose que des mangas ou des revues pour adultes…


Je m’arrêtais juste derrière lui, toussotais, gênée. Il feinta la surprise en me découvrant.


J’ouvris la bouche, la refermais. Le souffle me manqua soudain. Cela faisait un an et demi, autrement dit des siècles pour mon esprit tortueux et torturé que je ne l’avais pas vu, que je ne l’avais pas regardé face à face, droit dans les yeux.


 


« Salut toi ! Ca va ? 


-Salut ! Bien et toi ? Qu’est ce que tu deviens ? »


Echange de politesse.


Puis plus rien. Le vide une fois de plus qui s’ouvre sous mes pieds et la peur de ne plus trouver mes mots. Une année que je ruminais sombres pensées, remords, rancunes même, une année pour penser à toutes des choses, une année à pleurer sur les erreurs du passé que je pensais avoir commises.


Et j’étais de nouveau là offerte à lui comme sur un plateau, mais cette fois bien décidée à sortir ce flot de mots et de pensées assassines que j’aurais déjà du lui dire depuis longtemps.


Mais les faits parlaient d’eux-mêmes : le destin m’avait offert la chance de pouvoir m’exprimer une dernière fois, pourtant à ce moment précis tout s’évanouissait. Emotions, paroles, sentiments, tout en et autour de moi respirait le vide, comme si l’instant entre le présent immédiat et la phrase que j’allais prononcer d’une seconde à l’autre était suspendu hors du temps.


 


Le calme se fit soudain dans mon esprit, et durant ces quelques secondes de répit, je compris que si je ne parlais pas, c’était parce que cela m’était devenu inutile. Je m’étais construite durant l’année écoulée le mythe selon lequel une rencontre fortuite avec lui me permettrait d’épancher ma souffrance pour renvoyer la haine et le mépris dont j’avais été la victime à mon agresseur. Mais non. Penser cela ne fut qu’une grossière erreur. Pour preuve, il était là en chair et en os devant moi, pourtant mes lèvres restaient désespérément closes, et mon esprit tournait à vide. Je n’avais rien à lui dire. La conclusion était là, fatale, mais s’imposant d’elle-même : cette entrevue ne se déroulerait pas selon le plan prévu et tant rêvé.


 


Nous avons discuté, de tout, de rien. Je n’ai pas cherché à savoir avec exactitude son état d’esprit du moment, ni s’il vivait une autre histoire ou s’il était heureux. Certainement ne voulais je pas torturer mon esprit avec cela, ni lui donner une raison de divaguer à nouveau, alors que je venais à peine de le sortir de sa prison de verre.


Et j’ai de mon côté gardé au fond de moi ce que j’avais tant ressassé ces derniers mois. Je pensais finalement ne pas avoir besoin de les exprimer.


Comment expliquer ça ? Peut être serait-il vain de chercher une explication là où il en existe certainement aucune. Je ne pouvais pas deviner ce qu’il se passerait si je le rencontrais, ce qui se passerait dans ma tête et dans mon corps. J’avais fabriqué avec mille soins une bulle de consolation pour panser mon âme lancée à la dérive. Mais aujourd’hui cette bulle, je n’en n’avais plus besoin, car après lui avoir dit au revoir, et repris le chemin de ma vie comme si cet événement s’était déroulé hors de notre espace temps, je sus que j’avais malgré tout gagné : le long de mes joues coulaient les larmes de la liberté.


 

...

le 22/09/2007 à 00h43
         
....parfois il m'arrive d'avoir peur de le toucher, de peur qu'il se casse, de peur qu'il s'efface, que le rêve s'arrête et me ramène dans une réalité où je me retrouverais seul sans son ombre, sans sa voix, sans ses bras pour me protéger. J'ai cette peur panique qu'un jour il ne soit plus là pour moi, que je fasse une erreur, dise une parole ou fasse un geste de trop qui lui ouvrirait les yeux et l'encouragerait à partir. Je suis terrifiée à l'idée que ce rêve se brise, car j'y suis restée trop longtemps immergée pour espérer en ressortir indem....

Résultat du concours

le 21/09/2007 à 22h26


Me voila de nouveau parmi vous après presque 4 mois d'absence (je sais c'est longtemps, milles excuses) et pour commencer cette nouvelle année (scolaire^^) meme si je n'ai pas encore repris les cours, je vous remets un de mes poèmes qui se trouve quelque part au milieu de ce blog, puis que j'ai recu grace a lui le 2ème prix du concours du Salon des Poètes de Lyon^^

bizes a vous tous!!


Délivrez moi

 

Sourire aux gens
Alors que mon coeur est brisé
Hantée par un ultime espoir
Alors que tout est noir

Cette tache dans le vide
S'assombrit et grandit
Mon âme plonge dans ce désert aride
Et l'obscurité m'engloutit

Délivrez-moi
Enlevez de ma mémoire ces jours noirs
Ces heures qui sont toujours les mêmes
Ces heures d'errance et de peine

Mon coeur meurtri accompagne mon âme
Dans cette obscurité glacée
Il plonge et s’éteint
Dans la douleur que me procurent ces heures

Délivrez-moi
De cette peine à laquelle mon coeur se raccroche
Délivrez-moi
Délivrez mon âme prisonnière de la roche

Délivrez moi avant que le vide ne m'emporte une dernière fois
Délivrez moi avant que le monde ne tourne une dernière fois
Délivrez-moi avant que l'obscurité ne s'installe
Une ultime et dernière fois.




¨¨

le 22/06/2007 à 22h53







^^ J'aime mon boulot^^







so sorry...

le 25/04/2007 à 23h35



Pardonne-moi s’il te plait mon ange, pardonne-moi pour ma déception et ma colère contenue d’hier soir, pour mon agacement et ma peine pour devoir raccrocher. Pardonne moi si tu t’es senti coupable, car tu n’a pas à le faire. Comprend bien mon amour, que je ne t’en veux pas, mais c’est plutôt sur les autres que se porte ma colère. Pour leur ignorance, le fait qu’ils ne comprennent pas l’importance des ces discussions tardives. Essayent-ils au moins d’en comprendre les raisons nous poussant chaque soir à nous isoler un peu plus du monde extérieur ? Puissent-ils n’avoir jamais à connaître pareille situation pour ne pas en souffrir comme il nous arrive si souvent d’avoir mal… ma jalousie malheureusement semble un peu trop prendre le dessus par moment, et j’en suis bien désolée sache le, mais quelque chose au fond de moi me pousse parfois à en vouloir au monde qui t’entoure. Parce qu’ils sont proches. Parce qu’ils sont là si t’es n’est pas bien. Parce qu’ils peuvent profitez de toi, de ta présence, de ta personnalité si attachante et tellement belle sans s’en rendre compte alors que moi, je n’ai le plus souvent que le son de ta voix, alors que faire s’ils m’enlèvent ca ? Je t’aime tellement… Tellement...Tellement…

Amour Crépusculaire

le 29/03/2007 à 16h38

Voici un nouveau poème, c'est celui que je vais e,voyer poour le Printemps des poètes 2007 dont le thème est Lettres Amoureuses. Dites moi ce que vous en pensez^^


Amour
Crépusculaire
 
 
J’ai planté le décor
D’un amour sans équivoque,
D’un amour glacé au corps à corps
Fascination sera le maître mot à bord ;
 
J’ai planté le décor
Dans mon âme esseulée, en désaccord,
Au bord d’un crépuscule non consumé encor
Quand l’obscurité nous couvre et nous mord ;
 
Nous avons planté le décor
Celui d’une fin sans remords
Où la tentation n’appartient qu’à la mort
 
Nous avons planté le décor,
Alors que la lune là haut s’endort,

D’une mort unique condamnant à l’éternité nos pauvres corps.

 
 

Addiction

le 16/03/2007 à 11h37
Comme promis je vous met le texte que j'ai écrit pour le concours Nouvelles de Bordeaux. N'hésitez pas à me laisser des comm' pour me dire ce que vous en pensez, que ca soit positif ou négatif




ADDICTION

            Ma vie se résume à peu de choses, non qu’elle fut malheureuse, sans aucun évènement marquant ou rebondissement d’aucune sorte, mais vivre dans l’ombre d’une sœur adulée par sa beauté et son intelligence démesurée et être confronté à des parents dont les mœurs datent de quelques décennies n’aide pas, avouons-le, à rendre très attrayante une vie comme la mienne. Je ne sais si je puis affirmer ou non avec certitude si mon enfance fut ennuyeuse ou d’une banalité effroyable, n’ayant pas de possibilité de comparaison : ma courte vie n’a été que solitude et c’est elle qui a glissé sur moi plutôt que moi sur elle. J’ai compris très jeune une vérité qui est toujours d’actualité : écoute mais ne parle pas, pense mais ne t’exprime pas. Si quelque chose te déplait, ou te révolte, débrouille toi pour régler ce problème ou t’en libérer de quelque moyen que se soit sans que quiconque autour de toi ne soit au courant. Et surtout pas les adultes. Ainsi, tu vivras mieux, loin de tout soupçon, et donc loin de tout reproche, moquerie ou vindicte familiale. On me prend souvent par conséquent comme un jeune homme timide et renfermé, un peu spécial de part mon mutisme. Peut être un jour mes parents m’ont-ils cru un brin attardé. Peut être avaient-ils raison. Je sentais qu’une part de moi, celle qui était refoulée, menaçait dangereusement et un peu plus chaque jour d’envoyer valser autour de moi toutes leurs conventions, leurs idéaux, leurs règles : mon penchant pour le morbide a toujours été bien caché par mes soins. Mes paternels, m’enfermant de leur monde aristocratique et vaniteux, m’ont ainsi aidé à refouler dans mon inconscient toutes mes tendances gothiques, et même plus, sanguinaires, sataniques. Peut être est ce l’effet de mon éducation : s’éloigner, se détacher de l’autorité et des envies parentales en devenant ce que mes parents ont toujours craint. Leur intolérance m’a toujours fait doucement rire, et leur peur de tout ce qui n’était pas conventionnel à leur monde m’a sans aucun doute poussé dans cette voie.

            Si j’en avais eu le pouvoir, les capacités intellectuelles, et surtout le financement par mes parents, la fac de médecine après mon bac aurait était ma plus grande joie dans ma vie monotone. Etudier ces corps dépourvus de vie, les disséquer. Les voir se vider de leur sang petit à petit, inhalant cette odeur de rouille, et presque sentir ce goût dans ma bouche…

Mais volonté patriarcale oblige, ma voie devait se tracer dans une faculté de droit, mon père espérant secrètement que, malgré mes supposés incapacités mentales, je pourrais un jour devenir un semblant d’avocat. Ainsi devait se fixer ma vie.

                       

            C’est ce jour de novembre que ma vie a basculé. La première - et unique fois - où je l’ai vu. Rendez vous classique chez un dentiste tout aussi banal. Nous étions plusieurs patients, trois pour être exacte, dans cette salle exiguë où l’air était continuellement remué par le passage énergique des assistantes du docteur. Elle était allongée là, sur ce fauteuil de cuir blanc, établissant ainsi un violent contraste avec sa tenue entièrement noire. Elle représentait tout ce que j’avais toujours désiré être au plus profond de moi, de sa pâle et froide beauté à ses vêtements des plus gothiques : elle était moi en version féminine. Sa coiffure exquise, deux petites couettes reposant sur le reste de sa chevelure brune, retenues par deux petits noeuds noirs, sa robe sombre imprimée de quadrillage gris commençant par un bustier et finissant par une jupe courte à volants, ses collants résilles et ses longs bas noirs sur ses jambes si fines, terminées par des pieds sans nul doute délicieusement ravissants mais cachés dans de gros souliers noirs à semelles compensées, tout en elle m’attirait et m’enivrait. Je n’avais d’yeux que pour elle, et mes différentes tentatives pour poser mon regard sur autre chose que son corps si agréable à contempler échouèrent, la faute aux nombreux miroirs qui encadraient la pièce et qui me renvoyaient sans cesse à l’objet de ma contemplation et de mon désir naissant.

Elle, ne bougeait guère, restant couchée, les yeux plongés dans le vague, soit parce qu’elle devait être sous l’effet de sa musique qu’elle écoutait, soit parce qu’elle sentait, gênée, le regard insistant du jeune homme assis sur un autre fauteuil blanc à quelques pas d’elle. Dans les moments où elle restait immobile, son teint de cire et ses vêtements si atypiques me ramenait aux jeux préférés de mon enfance, alors que ma sœur collectionnant poupons et autres faux bébés, retrouvaient ces derniers bien souvent décapités ou complètement scarifiés par mes soins. Elle aussi ressemblait à ces poupées là, que j’aimais tant torturer dans mon enfance, à un détail près : celle-ci était réelle. Elle bougeait, parlait – le son de sa voix était d’ailleurs tellement exquise que j’en éprouvait des frissons à chaque fois que ce son cristallin s’échappait de ses douces lèvres à la tendre chaire rose ; elle respirait, signe de la présence certaine d’un cœur, et donc, de quelques cinq litres de sang frais bouillonnant dans son cors si désirable… Mon esprit s’égarait, chavirait, ne pouvant résister plus longtemps à l’appel de mon envie interminablement refoulée. Il fallait que je la touche, il fallait que je sente sur mon corps la froideur de ses membres. Il fallait que je la serre contre mon cœur, et que je la garde ainsi pour l’éternité, enfermée dans l’étau de mes bras pour ne plus jamais qu’elle s’échappe. Il fallait qu’elle m’aime ! C’était un point sur lequel je ne pouvais me permettre aucun échec, peut être la seule chose que j’aboutirais jamais dans ma vie, l’accomplissement de mon existence esseulée ! Il fallait qu’elle m’aime !

            La tête me tournait à présent si fort, un profond vertige m’ayant envahi, je n’avançais plus qu’au radar, elle seule apparaissant sur mes écrans de contrôle. Tout en la suivant à la sortie de chez le dentiste (le hasard ayant bien fait les choses, nous sortîmes pratiquement en même temps), je réfléchissais au meilleur moyen de la convaincre de m’aimer, quoique cela ne devait pas poser de problèmes puisque cela était une certitude, un fait établi : elle m’aimerait, mais je ne voulais pas l’effrayer, ni la faire fuir avant qu’elle ait pu se rendre compte de l’amour que je pourrais lui donner et qu’elle-même allait très vite éprouver pour moi. C’est alors que nous arrivâmes dans une ruelle sombre parallèle à la grande artère que nous venions de quitter, et je compris que je tenais là ma seule chance d’agir en la voyant sortir ses clés de son sac. Quelque chose tomba de sa besace, elle s’arrêta pour le ramasser et j’en profitais pour m’avancer à pas de loup derrière elle et l’attraper, encerclant sa taille dans mes bras de fer. Elle fut surprise, son cœur s’accéléra et, son corps tout entier se figeant, elle essaya de tourner la tête pour voir qui l’enlaçait ainsi, sans doute pensait-elle connaître celui qui la tenait ainsi. Mais je voulais d’abord lui parler, la rassurer, avant qu’elle ne puisse voir mon visage, la crainte qu’elle s’enfuît devant moi parce que je lui étais inconnu me rongeant corps et âme. Pourtant l’air me manquait, et je fus incapable de prononcer la moindre parole. Voyant que je ne réagissais pas, elle commença à se débattre. Je l’enlaçais plus fort, et plongeais ma tête dans son cou et ses cheveux, respirant l’odeur de sa peau si enivrante, le souffle court et erratique. La belle tentant en vain de se dégager, ne comprenant pas ce qui lui arrivait et n’obtenant aucune information de ma part, me griffa les bras de ses grands ongles noirs jusqu’au sang et se débattit violemment, mais je ne lâchais pas prise, me raccrochant à elle comme un noyé à sa bouée. Alors elle hurla. Un cri perçant, murmure prenant naissance du fond de ses entrailles et qui s’échappa de ses lèvres en  un hurlement douloureux et désespéré. Et tout se passa si vite, trop vite pour que je prenne conscience avant la fin que tout allait s’achever trop vite et que je n’aurais pas la fin que j’avais escompté et si bien préparé dans ma tête pour cette histoire. Elle me mordit, me gifla avec son sac et pour finir, je reçus un violent coup de pied dans la jambe gauche. Surpris et déséquilibré, je vacillais, tombais presque et lâchais sa taille l’espace d’un instant où elle en profita pour me glisser entre les mains et s’enfuir. Je pris vaguement conscience de mouvements dans la rue et les maisons alentours –les lumières qui s’allumaient, les gens qui sortaient, alertés par son hurlement, mais je restais concentré sur mon objectif, mon amour qui s’éloignait ; je réussis néanmoins à la rattraper en quelques pas, alors qu’elle pleurait en criant des choses incompréhensibles, et en s’effondrant à moitié quand je me collais contre son dos. Des bruits de pas derrière moi, le bruit d’une arme qu’on charge, le cri de colère émanant d’une voix masculine me firent faire volte-face, le frêle créature toujours contre moi. Mais ce fut là ma plus grosse erreur. Je n’entendis que le bruit de la détonation, mais ne ressentis aucune douleur. En revanche, je sentais du sang coulait sur mes mains et le long de mes bras, et ma chère et tendre créature s’affaissant, glissant sur moi. Je la retournais lentement devant moi de manière à voir son visage : il s’était transformé en une grimace confuse d’incompréhension et de douleur. Comprenant qu’elle m’avait servi de bouclier humain et avait reçu la balle à ma place, je l’allongeais délicatement sur le sol, mes propres larmes coulant et diluant un peu le sang de sa poitrine. Quand je sentis, alors que le bruit ne m’atteignit pas, une fulgurante brûlure transpercé mon dos et mes omoplates, et  comprenant que j’étais alors moi aussi condamné, je m’allongeais à coté d’elle sur le sol, insensible aux hurlements qui émanaient du monde nous entourant, et la prenant dans mes bras, pleurant toutes les larmes du monde devant ce bonheur à peine consommé mais déjà achevé, je lui offris comme dernier son qu’elle entendrait celui de ma voix lui récitant un poème :

 

 

 

J’ai rêvé de ta mort

Toi mon ange noir

Oh peine, oh désespoir

Pourquoi faut-il que je dorme encore ?

 

J’ai rêvé de ta mort

Dans l’obscurité d’un ciel nuageux

J’ai rêvé de ta mort

Sur le pont naufrageur d’un bateau mystérieux

 

J’ai rêvé de ta mort

Triste film noir et blanc sans parole

J’ai rêvé de ta mort

L’écho seul de mes pleurs répondant au silence

 

J’ai rêvé de ta mort

Autour de mon cœur l’étau se resserre

J’ai rêvé de ta mort

De toi, et de tout l’univers.

 


nouvelles

le 15/03/2007 à 20h55

   


        Et le temps passe, passe,...et moi je le vois pas passer!! lol! Vous allez me dire: tant mieux, comme ça les bonnes choses arrivent plus vite!^^ hihi en tout ça c'est vrai qu'en ce moment je ne sais plus trop ou donner de la tête, et que j’ai plus vraiment de temps pour tenir mon blog a jour, shame on me !!!("honte sur moi" pour ceux qui ne sont pas copains avec l'anglais, n'est ce pas mon ange^^^^) alors j'en profite d'avoir un peu de temps pour me poser, et surtout un poil d'inspiration, pour vous mettre au courant des dernières nouvelles et de ce qui m'a occupé l'esprit et le corps ces derniers jours (et même ces dernières semaines puisque ça fait plus d'un mois que je n'ai pas mis a jour mon blog!!! :o:o:o). Tout d'abord pour ceux qui ne le savent pas encore, je compte me réorienter l'année prochaine en bifurquant en lettres modernes, non que je ne sois pas assez douée pour faire science po (je sais que c'est ce que vont penser certains...) mais simplement parce que je me suis rendue compte que la politique et moi ne serions jamais amis et que finalement après ma licence je n'aurais pas d'idées sur ce que je ferais avec, donc avoir une licence oui, mais si c'est ne pas savoir quoi faire avec...non^^ en tout cas le destin semble me donner raison quant a mon envie de changer d'orientation puisque l'on vient d'apprendre qu'il y avait de fortes probabilités pour que ma filière de science politique  soit supprimé a la fin de l'année! Rien n'est encore très sur, mais bon, on se méfie du gouvernement et de ses décisions tordues. Donc on va s’organiser pour résister, dirons nous, on va aller harceler quelques élus locaux pour qu'ils nous soutiennent et laissent notre filière ouverte. Ma décision de changer de filière n'est pas du uniquement a ces deux faits, mais je me suis rendue compte depuis le début de l'année que la littérature me manque vraiment, et que ce que je voulais faire, c'était écrire, ce qui nous amène à la deuxième nouvelle^^
    J'ai plusieurs concours en préparations (ma grand mère m'envoie tout ceux qu'elle trouve dans les journaux ^^^) donc ça me fait pas mal de boulot. Donc j'attend le résultat pour deux concours: un sur les dix mots avec lesquels il fallait faire un poème (que je vous ai mis, Indescriptible amour) et une nouvelle (les Nouvelles de Bordeaux), là aussi je vais vous mettre le texte que j'ai écrit pour ce concours, nouvelle qui s'appelle Addiction, comme ça vous pourrez me donner vos impressions. Avec ça je suis en pleine élaboration de mon première recueil qui s'appellera Tribulations d'une Valentine déchue et que je compte présenter au concours Arthur Rimbaud organisé par le ministre de la jeunesse et des sports, et puis a coté je prépare deux ou trois autres concours de poèmes et de nouvelles, dont le concours du printemps des poètes, auquel j'avais déjà participé l'année dernière et qui m'avait valu d'être édité dans leur recueil, ce dont je suis très fière lol^^^^^ j'espère avoir autant de chance que l'année dernière.
    Et puis ça y est, j'ai eu beaucoup de chance, puisque j'ai enfin trouvé un boulot et pas n'importe lequel: eh oui, je suis une étudiante chanceuse qui va sauter la case "job chez mac do"^^ puisque j'ai été prise... chez Haagen Dazs, le glacier de luxe qui a 4 boutiques à Lyon!!! J’étais comme une dingue quand j'ai appris la nouvelle, surtout que c'est un contrat à durée indéterminé à temps partiel, ce qui me fournit par la même occasion un job pour les vacances. En plus l'équipe est vachement sympa, bien sur il y a des gens avec qui on s'entend mieux que d'autres, mais je suis vraiment bien tombée, et le boulot est super intéressant. Pour l'instant j'ai fait plonge (lol, pas le mieux mais passage obligé^^), service et vente à emporter: c'est le truc que j'adore, c'est moi qui plonge la tête la première dans les bulks de glace pour préparer les commandes, et puis je trouve ça génial de créer des glaces, mélanger les parfums, rajouter plein de trucs dessus, faire des mix^^ trop fun^^ la grosse marrade quoi!^^^^ et puis le boss est sympa aussi, on se marre bien, donc c'est cool (et comme d'hab je m'entend mieux avec les mecs hihi^^)

Enfin voila pour les nouvelles fraîches, pour l’instant je vais vous mettre un ou deux poèmes et puis la nouvelle qui s’appelle Addiction.

Bisous à tous!!!!

Souvenirs

le 09/02/2007 à 00h22



Ça fait longtemps que je n'ai plus mis d'articles sur mon blog, enfin je veux dire, d'articles qui racontent quelque chose de ma vie lol. Ca fait longtemps que je n'ai plus écrit tout court d'ailleurs, enfin si, mais principalement pour des concours, c'était plutôt parce que pour le dernier, fallait un truc original, avec pas mal de contraintes. J'avoue que j'ai eu du mal, à écrire sous la "contrainte" dira -ton, c'est vrai que j'ai plus l'habitude de faire des trucs très très libre, sans me casser la tête avec certaines difficultés à surmonter (a part celle de l'inspiration et celle de mettre des mots sur les émotions et sentiments qui me traversent quand j'écris^^). mais pourtant je me rend compte qu'il y a beaucoup de choses que je voudrais dire, mais, c'est plus facile de les penser que de les mettre sur papier, et puis quand j'aurais le temps, la possibilité de le faire, souvent je n'ai pas la motiv, ou pas d'inspiration pour écrire les choses comme je voudrais q'elles soient écrites, et pas simplement écrire pour dire "salut moi je vais bien, aujourd'hui je suis allée a la fac" etc, etc, pour raconter ma vie comme ça, ce qui n'a franchement aucun intérêt, ça n'apporte rien a personne: moi ça m'emmerde d'écrire comme ça, ça me sert à rien, et puis ceux qui lisent se font chier! lol! bon alors j'attend l'inspi, le moment qui fera que j'aurais envie d'écrire, que je trouverais une bonne accroche, comme on dit dans le jargon littéraire^^
la photo que j'ai mis avec cette article me rappelle plein de souvenirs, d'une période de mon enfance que je n'aurais jamais voulu quitter. A l'époque, il y avait pas de prises de têtes, de jours de pluie, de déprime, juste du soleil tout le temps, la mer, les premières amitiés qu'on commencent à nouer parce qu'on grandit, et puis l'insouciance bien sur. Quand à 5, 6, 7, 8 ou 9 ans, on est innocents, pures, et on profite de chaque instant, on a pas à réfléchir a ce que sera demain, pas de décisions a prendre (si ce n'est "quelle bêtise je vais pouvoir faire???^^"). En tout cas, c'est une période pour moi révolue, mais que je garde bien au chaud dans ma tête et mon coeur, avec tous les souvenirs avec ce bout de fille sur la photo^^ ma ch'tite Kamilia, mon amie d'enfance. Tu m'as souvent manqué, lol, tu me manques toujours. Quand on s'est revue il y a quelques années, j'ai eu peur que la distance et le temps avaient joué sur nous, et surtout contre nous. Que notre amitié serait brisée. Et je suis heureuse de mettre trompée, et de savoir qu'on est amies (pour la vie j'espère!!^) c'est vrai que la semaine avant "nos retrouvailles" j'ai souvent pensé a toi et à nos journées passé à jouer aux barbies. j'aurais aimé que la distance ne nous sépare jamais, mais la vie m'a fait comprendre qu'elle sépare toujours les gens qui s'aiment, si ce n'est pas la distance physique, elle trouve toujours un moyen de les éloigner, même si les deux personnes habitent tout près, dans la même ville. C’est idiot, surtout que l'on s'en rend souvent compte quand on passe des périodes difficiles, et qu'on reçoit un appel pour entendre que l’autre ne va pas super bien. Alors on cherche des solutions, des explications, essayer de comprendre à quoi on a perdu notre temps, puisque oui, forcement il y a eu des moments qu'on aurait pu consacrer à ces autres là. C'est une question qui restera toujours un mystère pour moi. Mais le pire, c'est que quand on se rend compte de son erreur, et bien on se rend compte que finalement même si ca fait une éternité que l'autre ne vous a pas raconté sa vie, et que vous non plus vous lui avez pas raconter la votre, bien souvent, on ne sait pas quoi se dire. On ne sait pas quoi raconter, alors qu'avec les personnes qu'on voit tous les jours on a toujours des trucs à se dire! Est ce que ça veut dire qu'il faut laisser tomber ces gens? Si c'est, je suis heureuse de ne pas l'avoir fait, du moins dans certains cas. Et je suis heureuse de t'avoir retrouver petite Kamilia, même si souvent je ne sais pas quoi te dire sur msn, ce que peut expliquer mes silences. Tu sais que j'ai toujours été plus a l'aise pr les gestes que par les mots, les câlins, les bisous, les regards en coin, lol, c'est plus matasse de thé, et ça vaut toutes les paroles du monde. Peut être est-ce seulement parce que je ne sais pas par quel bout commencer. C'est vrai qu'il y aurait tellement de choses à dire! Tellement de souvenirs à se remémorer. J’ai hâte de te revoir, en chair et en os, pour qu'on puisse passer du temps ensembles et se remémorer tout ca.


©2006 - Bloxode.com est un service gratuit de Lexode.com - Prévenir d'un abus - Conditions d'utilisation